Votez et votez à gauche le 7 juin

 J'ai trouvé interessant de reproduire l'article de Gérard Filoche (PS) dans le dernier numéro de “Démocratie et socialisme”. Il correspond tout à fait à mon opinion à moins de 15 jours d'un scrutin déterminant pour l'avenir de l'Europe.

La gauche est majoritaire dans ce pays, 20 régions sur 22, 2 villes sur 3, 61 % des départements sont à gauche… Le 14 mars 2008, la gauche obtenait plus de 50 % des voix (sans le fameux et inconsistant Modem !)… Dans les sondages, même commandés par ses instituts, Sarkozy et l’UMP se traînent à 25 %.
Dans le pays, manifs et mobilisations sont quasi permanentes du 29 janvier au 19 mars, du 1er mai… au 26 mai et au 13 juin.  Alors pourquoi laisserait-on Sarkozy, l’UMP, et ses médias tromper tout le monde et faire que cela ne se voit pas le 7 juin ?

La droite et ses médias jouent la carte de l’abstention :

TF1, France inter, les grandes rédactions payées et nommées par Sarkozy organisent, développent, stimulent l’abstention chaque jour. Ils ne parlent que de ça : le « désintérêt » de l’électorat pour les élections européennes. En ne parlant que de ça, ils nourrissent le phénomène. Ils l’ont provoqué en ne tenant jamais compte du vote du 29 mai 2005 disant « non » à l’Europe libérale ! Ce fut le principal moment où des dizaines de millions de salariés se passionnèrent pour le débat européen et s’exprimèrent en connaissance de cause contre l’Europe de droite. Depuis, tout a été fait pour les déposséder, Sarkozy a dit que s’il y avait un nouveau vote sur le traité de Lisbonne, il y aurait un nouveau « non »… alors ils évitent le débat de fond. Et ils résument tout à la question : « est-ce que le PS sera devant ou derrière l’UMP ? » c’est-à-dire : « Est ce que, à mi-mandat, Sarkozy pourra se prévaloir du fait que son parti arrive en tête ? ». Voilà la première raison pour laquelle il faut voter : ne pas laisser faire, ne pas se laisser piéger par leur manœuvre, profiter de l’occasion pour cogner Sarkozy et l’UMP, donner la plus forte majorité possible à la gauche. À la fois, faire que le total des voix de gauche dépasse 50 % et faire que le principal parti de gauche arrive devant l’UMP. C’est possible !

La droite et ses médias jouent la carte de l’absence de débat :

Il n’y a pas, en effet de thème qui perce. Une écrasante majorité de notre peuple est favorable à l’Europe, mais a le sentiment de ne pas pouvoir peser sur son devenir. Tout est fait pour éloigner les décisions : est-ce que oui, ou non, on peut battre démocratiquement Barroso, ou est ce que celui-ci est « re »-désigné d’avance ?  Est-ce que le score de la droite est acquis partout ou bien est ce qu’on peut la battre, et la minoriser au maximum au Parlement ? Le Parlement européen sortant a réussi in extremis par 471 voix contre 253 sur 785 députés à bloquer la scélérate directive « temps de travail » de Sarkozy-Bertrand-Barroso qui voulait faire passer la durée maxima de 48 h hebdo à 65 h hebdo : est-ce que le prochain Parlement pourra conforter cette majorité, oui ou non ?
C’est du concret qu’il faut mettre en avant pour expliquer aux électeurs l’intérêt de leur vote pour eux-mêmes !  Il y a une Europe de droite et une Europe de gauche, il faut que l’Europe de gauche l’emporte contre les banquiers et banqueroutiers. Nous l’affirmons, il y a des enjeux concrets, pratiques, sur la durée du travail, sur les codes du travail, sur le SMIC européen, sur le dumping social. Il faut faire le barrage le plus important possible contre la droite, voter pour « sortir » Barroso et les siens !
Votez pour l’Europe des 48 h contre l’Europe des 65 h !
 
La droite et ses médias jouent les contradictions de la gauche :

Oui, le PSE est traversé de contradictions, oui il est divisé, oui, son programme relève du moins disant. Le « Manifesto » signé par les 27 partis socialistes a le mérite d’exister, il tient un discours un peu plus à gauche que par le passé, mais il est loin d’être convaincant, c’est vrai. C’est vrai que les travaillistes britanniques sont pour l’opt out et les 65 h, et que les Espagnols avec les Français bataillent contre !  C’est vrai que le PS français appelle à chasser Barroso et que les Espagnols et Anglais disent se résigner à ce qu’il reste… si la droite reste majoritaire.
C’est vrai que le fameux Traité de Lisbonne est perçu différemment : socialistes allemands et espagnols sont pour, et les socialistes français se sont mis en retrait en écrivant que « le traite de Lisbonne est une donnée qui ne saurait satisfaire les socialistes » (difficile de faire moins enthousiaste, cette phrase est une forme de désaveu en guise de compromis, sous la pression de la gauche du parti, motion C). Mais l’Europe est ainsi, sa gauche n’est pas souvent à la hauteur des espérances des peuples : selon, nous, il faut pourtant « faire avec », impossible de passer par-dessus, il faut pousser, pousser…
Votez pour la gauche en position d’avoir des élus et de battre Barroso !  Votez pour que la gauche au Parlement européen ait le plus de députés possible pour rendre les compromis moins nécessaires et donc plus difficiles !
 
La droite et ses médias affirment que la campagne du PS n’est pas audible :

Là, il y a un concert stupide venu… de la gauche de la gauche qui vient en renfort du discours de l’UMP. Est-ce que c’est le PS qui est aux affaires ? Non. Est-ce que c’est le PS qu’il faut sanctionner ? Non. Est-ce que cela « donnera une leçon » au PS s’il est battu par l’UMP ? Non, cela aidera l’UMP contre TOUTE la gauche. Si le score du PS est faible, le score de la gauche le sera ! Si le score total est faible à gauche, qu’en sera t il, une semaine après, lors de la manifestation nationale du 13 juin appelée par les huit syndicats ?
Si le score du PS est faible qui y gagnera ? Ce sera la droite du Ps, ce seront les sociaux libéraux qui s’en réjouiront et qui essaieront de mettre en difficulté la majorité sortie du congrès de  Reims. Le PS est audible si on veut l’entendre : il défend une plate-forme en dix points qui vaut bien celle qu’il a défendue en 2004 et qui lui a valu 30 % des voix !
Certains disent et démontrent que cette plate-forme est contradictoire avec le Traité de Lisbonne : oui, c’est vrai ! La bataille pour cette plate-forme est opposée au vote « oui » aux traité TCE et Lisbonne : oui. Tant mieux. Réjouissons nous que le PS de facto aille dans ce sens.
D’autres nous disent que c’est donc un « mensonge », on ne peut défendre à la fois une Europe sociale et le traite de Lisbonne : oui, oui encore ! Le PS va donc dans le bon sens, car il ne « défend » plus le traité de Lisbonne, il le laisse de côté et il défend une politique en pratique qui s’y oppose. Pareil pour le Manifesto, à la fin, personne ne saura ce qu’il contient (de flou) ce sera comme un vague Nespresso dans la conscience de la majorité des électeurs. Il y a dix points sociaux, dix points d’Europe de gauche ! C’est aussi le fruit du combat de la gauche du parti. On aimerait que ce soit plus clair, plus puissant, comme rupture, mais c’est déjà cela et cela montre qu’il y d’énormes combats, gagnants tôt ou tard à mener dans le PS. Dans cette campagne, nous les menons.
« Sanctionner le PS » au lieu de sanctionner l’UMP est une menace stupide. Cela reviendrait à sanctionner les pas que fait le PS sous l’impact de sa gauche pour sortir de Lisbonne !
Plus le PS aura de voix face à l’UMP mieux l’ensemble de la gauche se portera. Pour l’unité de la gauche, réservons nos coups à la droite UMP-Modem. Préparons pour le soir du 7 juin un total des voix de gauche supérieur à celui de la droite.
 
La gauche de la gauche mène plus campagne contre le PS que contre la droite :

Le NPA qui a refusé toute unité pour le 7 juin 2009 au nom d’une unité pour mars 2010 (qu’il n’aura forcément pas davantage !) est en difficulté : il a connu une scission(expulsion) qui a rejoint le « front de gauche », il connaît la naissance en son sein d’un « courant » unitaire très critique et au contenu d’ailleurs intéressant, il s’interroge sur sa stratégie de fond, et risque de n’avoir pas d’élu. L’un de ses dirigeants, P-F Grond, dit : « Si nous avons un seul élu, nous serons contents ». Quelle perspective réjouissante ! Ils n’ont même pas mis Besancenot en premier mais en troisième, preuve qu’ils ne cherchent pas les voix. Ils disent même que ça ne sert à rien d’aller au Parlement européen.
Le Front de gauche se concentre contre le TCE et Lisbonne : ils ont raison sur le fond, mais par la force des choses et du temps, ce n’est plus, qu’on le veuille ou non, l’enjeu central de cette élection. La crise violente du capitalisme est passée par là : il faut y répondre en positif pour intéresser les électeurs au vote. Quid du contrôle des licenciements ? Quid de la hausse des salaires ? Quid du contrôle des banques ? C’est à cela qu’il faut répondre ! Car la simple et répétitive dénonciation de l’impuissance du reste de la gauche à s’opposer au traité de  Lisbonne, interpelle ou laisse coi mais in fine pousse plutôt à l’abstention.
Le 7 juin, on ne vote pas « pour ou contre le TCE », mais pour ou contre Barroso-Sarkozy. Dans ce cas-là, mener davantage bataille pour marquer des points contre le PS que contre la droite, c’est délicat et ça a du mal à prendre, contribuant à une curieuse atmosphère sur le « but » réel  de l’élection.
Avec Lutte ouvrière, estimé à 3 %, ce reste de la gauche risque de gâcher ses chances : car il peut y avoir trois fois entre 4 et 6 % des voix et, vu l’éclatement (absurde, grotesque) en huit régions artificielles, il se pourrait qu’ils passent à côté de tout élu… Ils gèleraient ainsi entre 12 et 16 % des voix sans députés… qui ne serviraient à rien.
Raison de plus pour voter « utile » ou « efficace ». Dans ce scrutin à un tour, les voix qui permettent le plus sûrement des députés sont celles du PS. Il faut le dire et l’entendre !
 
Les « Verts », qui sont-ils ? Entre José Bové et l’archi droitier libéral Cohn-Bendit, il y a de l’espace. Tellement d’espace qu’on ne les entend pas… Entre défense de l’Europe du TCE et l’opposition à celle-ci, ce sont ceux qui font le plus grand écart. Ils ont même pris position pour ne pas participer aux manifestations comme celle du 19 mars sous prétexte que cela les décentrerait des préoccupations écologiques et européennes. Visiblement la gauche des Verts a été laminée dans l’opération de l’alliance avec Waechter. Comme si la crise capitaliste ne démontrait pas qu’il faut d’abord lutter contre les banquiers pour sauver la banquise.  Paradoxalement, les Verts sont moins attaqués pour les contradictions où ils s’enfoncent que le PS à cause de celles dont il tente de sortir.
 
Les efforts des grands médias pour, à côté de l’UMP, « faire du Modem » :
 
Le Modem est de droite. Bayrou est un aventurier solitaire orléaniste qui joue au bonapartisme : il défend le Medef au cas où Sarkozy partirait en vrille, ce qui peut très bien arriver. Le « centre » c’est comme le triangle des Bermudes, plus on le cherche plus on s’y perd. Entre actionnariat et salariat, surtout en ce moment, il faut choisir le cap ! Pareil entre droite et gauche, entre PS et UMP. Il y a deux camps et ceux qui veulent en effacer les frontières, confortent les rêves « d’ouverture » de Sarkozy, et nuisent à toute la gauche.
La gauche est majoritaire sans et contre le Modem, il faut le dire et le redire, comme cela a été vérifié en mars 2008. Ce qu’il faut donc, c’est l’unité de toute la gauche, et non pas la division de celle-ci pour faire l’unité avec une partie de la droite. Le Modem n’est rien :, mais ils veulent nous le faire avaler à tout prix comme un instrument de division de la gauche.
Résistons à cela, y compris aux sirènes mal intentionnées, dans le PS, qui aimeraient imposer cette rupture. Les alliances avec la « troisième force » ont toujours conduit a la faillite.  

En vérité, il y a un « gap » entre les mobilisations et les élections :

On est resté, à quelques jours de cette élection, dans un « entre deux » : le temps est suspendu entre les luttes sociales qui couvent de partout, et ces élections qui « ne prennent pas » du fait de toutes ces contradictions.
L’immense majorité des Français est sous le coup des 1500 chômeurs de plus par jour produits par la crise et la politique de Sarkozy. Banquiers assistés contre salariés bafoués, bande du Fouquet’s aidée contre emplois détruits, riches protégés contre répression antisyndicale généralisée, actuellement l’opinion est sous le choc.
Comment osent-ils nous faire payer leur crise ?  Comment supporter ce scandale qui les a fait donner des dizaines de milliards aux banqueroutiers alors qu’ils parlent d’abaisser les salaires de millions de salariés ?
C’est pourquoi le scrutin européen ne « prend pas ». Il y aurait des élections anticipées, Sarkozy serait poussé dehors massivement ! Mais là, ces élections du 7 juin ne portent pas sur l’essentiel : comment imposer une autre politique. Elles semblent une diversion d’un certain point de vue.
Alors l’explosion sociale est suspendue, et le vote aussi…
C’est à nous de combler ce « gap » dans les jours qui restent : votez Europe sociale et luttez,  luttez dans l’unité et votez à gauche contre l’UMP et le Modem !  Battez Sarkozy le 7 juin dans l’urne et le 13 juin dans la rue ! Unité de toutes les voix de gauche le 7 juin et des huit syndicats le 13 juin. Luttes en France comme en Grèce !
Nous disons : « il faut tout lier » : le contrôle des licenciements et l’interdiction des paradis fiscaux en Europe et dans le monde, le Smic européen et les 200 euros  de hausse de salaires pour tous, le refus des 65 h contre les 48 h  maxima, la bataille contre l’UMP et contre Barroso.




La section du Parti socialiste du canton de Montrésor est née

 dsc03791.jpg  Il y a longtemps que les militants du canton l'attendaient. La section de Montrésor du Parti socialiste est née. Elle a été officiellement « baptisée » vendredi à Genillé. Claude Roiron présidente du Conseil général nous a fait l’amitié d’être là ainsi que Jean-Marie Beffara, Conseiller régional et député suppléant et une candidate en campagne Cécile Jonathan adjointe au maire de Tours et deuxième de la liste de la région Centre/Auvergne conduite par Henri Weber  pour l’élection européenne du 7 juin prochain. Eric Thomas secrétaire fédéral chargé des sections et Wilfried Schwartz chargé de la communication était également présents.

Choisi par mes camarades pour être le secrétaire de cette section de Montrésor  j’ai donc accueilli les invités et les nombreux amis (élus, présidents d'associations, adhérents du PC, d'ATTAC, du MJS etc…) venus participer à la fête. J’ai rappelé les raisons essentielles de cette création : « être au plus près des problèmes locaux ». J’ai brièvement évoqué la politique de la Communauté de communes et les dépenses inconsidérées de ces dernières années (base de loisirs de Chemillé, entrepôts de la Vènerie à Genillé, politique des routes, tourisme) et le vide culturel de ce canton accentué récemment par le départ du festival cosmopolite vers Cormery et la fin des représentations des sonates d’automne à Genillé également . S’agissant du village le plus peuplé du canton j’ai aussi évoqué les problèmes du centre bourg liés aux départs programmés de la supérette et de la maison médicale vers “La Varenne”..

Jean-Marie Beffara avec une note d’humour  s’est étonné de l’absence de « grands médias » pour ce « grand évènement » qu’est la naissance d’une section du PS. En effet, souvenez-vous il y a quelques mois seulement après le congrès de Reims, la plupart n’hésitaient pas à traiter notre parti d'agonisant…Ce n’est pas le cas au plan national ni dans le canton. On a même enregistré trois adhésions à l’issu de la réunion…. Il a aussi rendu hommage à Jean-Pierre Faës qui fut notre candidat aux élections cantonales de 2004 et qui pour 12 voix ne put accéder au second tour face à Jean Lévèque.

Claude Roiron a insisté sur la nécessité d’avoir un Parti socialiste fort en zone rurale afin notamment de conforter les  majorités  de gauche à l’occasion des prochaines échéances à  la Région (2010) et au Département (2011) .Elle a aussi fortement évoqué l’importance du vote du 7 juin pour les élections européennes et, bien sur, apporté son soutien sans réserve à la liste socialiste et à sa candidate locale Cécile Jonathan.

Avant son départ j’ai renouvelé à la Présidente du Conseil général la solidarité pleine et entière de la section de Montrésor après les turbulences de ces derniers mois au sein de la majorité départementale. La préoccupation essentielle des militants socialistes étant de voir appliquer au département le programme pour lequel une grande majorité de tourangelles et de tourangeaux s’est prononcée en mars 2008.

Cécile Jonathan intarissable sur les questions européennes à conclu la soirée après un court débat avec la salle qui s’est poursuivi tard dans la nuit autour du verre de l’amitié.

Pour joindre la section :

 adresse mail : psmontresor@yahoo.fr blog: psmontresor.blogspot.com

 dsc03815.jpgdsc03813.jpgdsc03798.jpgdsc03828.jpgdsc037971.jpgdsc038232.jpgcopiededsc03770.jpgdsc03788.jpgdsc03827.jpg

(Photos Denis Maljean)

Lancement de la section cantonale du PS ce vendredi à Genillé

Ce vendredi 15 mai la section de Montrésor du Parti socialiste vous invite à sa soirée de lancement à 20h30 à la salle pour tous de Genillé.

Marisol Touraine, Députée, Claude Roiron présidente du Conseil général d’Indre et Loire, Jean-Marie Beffara , Conseiller régional, Cécile Jonathan candidate aux élections européennes pour la région Centre/Auvergne et Eric Thomas secrétaire fédéral chargé des sections seront présents.

Amis et sympathisants et curieux seront les bienvenus.

Le festival cosmopolite de Cormery

Je ne reviendrais pas sur les raisons qui ont conduit les organisateurs du festival cosmopolite à se déplacer de Genillé à Cormery. Compte tenu de ce changement une assemblée générale de l'association organisatrice “tenu de soirée à la campagne” s'est déroulée récemment à Cormery, ville qui, accueille à bras ouvert, n'ayons pas peur des mots, le désormais réputé festival cosmopolite. Cette année il aura lieu du 31 juillet au 2 août autour de la vallée de l'Indre.

L'assemblée à donc élu son nouveau conseil d'administration qui voit l'arrivée, et c'est bien normal , du premier adjoint au maire de Cormery Raphaël ALAIN. J'ai moi même accepté le poste de vice président et cela mérite quelques explications.

En 2005 lorsque les premier signes laissant à penser que le festival pourait disparaître ou en tous cas quitter Genillé, avec quelques amis je m'étais investi pour participer à ce qu'il est maintenant convenu d'appeler un sauvetage. Nous y avons en partie réussi puisque la manifestation a pu continuer encore trois ans. Mais en mars 2008 se déroulaient les élections municipales. Je conduisais une liste à Genillé et les citoyens épris de culture fondaient beaucoup d'espoir sur notre victoire. Il est bien évident  que, dans ce cas, le festival aurait non seulement continué dans notre village mais se serait développé, je vous l'assure.

Cormery se met en quatre

Mais nous avons perdu les élections. Les organisateurs, ne souhaitant plus continuer à “travailler” avec M. Herbert et son équipe pourtant “renforcée” par un ami du festival Patrice FAGET, se sont mis en quête d'un lieu d'accueil plus favorable. Ce fut donc le cas à Cormery où Antoine CAMPAGNE, jeune maire élu en mars 2008 et son équipe se sont “mis en quatre” pour accueillir la 14ème édition.

Alors la question qui m'a été qelquefois posée est la suivante:“tu es impliqué dans la vie Genilloise pourquoi aller soutenir une manifestation qui ne se déroule plus dans le village?” Ma réponse est simple: il n'y aucune raison pour que je ne soutienne plus une manifestation culturelle de cette ampleur et qui a fait ses preuves. Ce serait être très restrictif et malhonnête de ma part que de m'en désintéresser sous le seul prétexte que celle ci ne se déroule plus dans le village auquel j'aspirais accéder aux responsabilités. Cela n'exclut pas, bien entendu, d'avoir une réflexion dans le domaine de la culture pour Genillé et son canton qui sont maintenant devenus un véritable désert culturel. Je vous ferais part prochainement d' idées sur lesquelles, avec quelques amis je travaille.

Appel au mécénat 

Mais revenons à l'assemblée générale. Au delà des questions administratives , le problème financier a été évoqué. Chaque année l'association affiche un bilan déficitaire relativement important. Grâce à l'organisation de lotos notamment, à l'association Fest off qui organise quelques concerts pendant l'année l'équilibre peut se rétablir de façon à pouvoir continuer avec une programmation de qualité et surtout à la hauteur de ce qui a été présenté jusqu'à présent.

Rappelons que les collectivités participent au financement de la manifestation. C'est notamment le cas de la Région centre qui a la plus forte participation devant le département et la ville de Cormery. Si l'on ajoute à cela une participation minime de partenaires privés et les entrées, vous avez le budget du festival. Autant dire que c'est très largement insuffisant et que le recours au mécénat nous paraît être aujourd'hui indispensable. C'est une question de vie ou de mort pour que la manifestation perdure ces prochaines années.

Le bureau de “Tenue de soirée”

Président d'honneur: Patrice Autourde; président: Vincent Raffault; vice-président(es): Maurice Cordéra, Muriel Trochet; secrétaire: Sabine Kubiaczyk; adjointe:Virginie Dandois; trésorier: Michel Kubiaczyk; adjointe: Denise Benard. Membres du conseil d'administration: Robert Branlant, Jean-François Trochet, Raphaël Alain, Dominique Blardat, Valérie Cabasse, Alban Imbert, Sonia Trochet.




Suppression de la taxe professionnelle: une nouvelle menace pour les collectivités et les ménages

La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle dès 2010, dans les conditions énoncées par lui, est une faute économique grave.
Le coût de la suppression de taxe s’élève à plus de 26 milliards d’euros - et non 8 milliards comme l’a annoncé le Président de la République, qui n’a compté que la part que versait l’Etat aux collectivités, en compensation partielle des allègements déjà accordés aux entreprises.
Nicolas Sarkozy s’apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.

Qui va payer ?
Nicolas Sarkozy n’a assorti cette décision d’aucune mesure susceptible de financer la suppression de cette taxe : il s’en est tenu à évoquer une vague «taxe carbone», sans aucune précision sur les montants escomptés ni sur les modalités de mise en œuvre. Au regard de tels enjeux financiers, on s’étonne de cette improvisation.
Cela ne fait aucun doute : Nicolas Sarkozy veut d’abord faire porter l’effort sur les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l’Etat et par la diminution de leurs dotations. Un bel exercice de démocratie : l’Etat décide sans autre préalable de faire payer les collectivités pour des allègements accordés aux entreprises que lui seul décrète !
Nicolas Sarkozy n’épargnera pas non plus les ménages, qui seront immanquablement mis à contribution, dans une période où l’urgence économique et sociale est à la défense de leur pouvoir d’achat.
Quant aux entreprises, destinataires de ce nouveau cadeau, aucune contrepartie ne leur est à priori demandée. Une exonération d’autant plus injuste alors que la TP assure un lien entre les entreprises et les territoires, quand les collectivités sont créatrices de 73% de l’investissement public. Pire, aucun raisonnement économique ne démontre d’impact de la suppression de la TP sur les décisions d’investissements des entreprises, encore moins sur les délocalisations.
Les élus socialistes et républicains sont favorables à une réforme globale de la fiscalité locale, qu’ils considèrent effectivement comme injuste socialement et inefficace économiquement ; cela intègre des évolutions concernant la taxe professionnelle.
Mais une telle réforme appelle mesure et responsabilité. Les élus socialistes et républicains n’accepteront pas ce type d’improvisation, dangereuse pour le devenir des territoires, de la solidarité et du pouvoir d’achat des Français.

Inquiétude sur l’avenir de Genillé

Début novembre 2008 l’association “Genillé A venir” issue de la liste que je conduisais aux élections municipales éditait un bulletin d’information intitulé « L’autre regard ». Dans l’éditorial que vous retrouverez un peu plus bas dans ce blog je disais toute notre inquiétude quant à l’avenir de notre village. La boucherie était fermée, le projet d’une maison médicale stoppé, celui de la supérette également et, sur le plan culturel le départ de Genillé du festival cosmopolite.  Trois mois après notre inquiétude n'a pas diminué, bien au contraire elle grandit. Explications:

Après le cosmopolite, les sonates 

Depuis, c’est le maire qui l’a annoncé lui-même lors du dernier conseil municipal, la soirée des sonates d’automne va également disparaître. La municipalité est très discrète sur les vraies raisons de cette disparition. Il est vrai que l’an dernier la question du maintien de la représentation de Genillé fut posée par les organisateurs compte tenu du peu d’engouement suscité par la manifestation dans le village. Mais contre toute attente la soirée de 2008 connut un grand succès. De quoi redonner un peu de baume au cœur aux  responsables des sonates et aux amateurs de musique classique. Partant de là il n’était plus question de supprimer une manifestation qui a bien marché d’où notre interrogation quant aux vraies raisons  de cette suppression.

Faget l’optimiste 

Alors, globalement, ou en est on au 1er février : pour la boucherie on s’oriente vers une reprise d’activité (le boucher de Montrésor est pressenti)  les murs et l’aménagement étant pris en charge par la collectivité. Cette opération sera validée par la Communauté des Communes de Montrésor en principe en mai prochain. Mais dans tous les cas l’établissement ne pourra ouvrir en 2009 selon le président Frémont qui vient ainsi contredire l’annonce faite par le 2ème adjoint de Genillé lors du conseil municipal du 23 janvier qui s’exclamait  haut et fort « qu’il y aura une boucherie avant la fin de l’année dans le village ». Mais on connaît l’optimisme souvent démesuré de l’élu UMP. D’ailleurs, dans le même registre il annonce un autre festival à Genillé pour remplacer le cosmopolite. Jacques Herbert est quant à lui plus prudent sur cette question. D’ailleurs au chapitre Faget j’ai relevé aussi sa fracassante intervention lors du conseil communautaire à propos de l’augmentation des impôts « il faut prendre l’habitude d’augmenter les impôts ».

Ce n’est pas du sérieux tout cela.

Il ya urgence 

En ce qui concerne la maison médicale rien de nouveau et rien ne filtre quant aux vrais raisons là aussi qui ont poussé le report de sa construction (Qu’elle soit construite à la Varenne dans le centre bourg ou ailleurs les genillois aimeraient bien savoir ce qui les attend). Mais peut-être que la gazette communale en préparation nous en apprendra un peu plus.

Pour la supérette pas grand-chose de plus également. J’ai retenu cette phrase d’Henri Frémont selon laquelle « la direction de Casino n’avait toujours pas répondue aux propositions de la collectivité en matière de loyer.

Donc pour Genillé rien de neuf sous le soleil. Plusieurs dossier sont en attente et la culture fuit un peu plus ce village dont on se demande ce qu’il va devenir.

Un triste constat s’impose l’équipe : municipale élu en mars 2008 n’est pas à la hauteur. Il faut qu’elle se ressaisisse très vite.

C’est le vœu que je formule pour 2009 pour Genillé.

La hausse des impôts en débat à la CCM 

Au niveau de la Communauté des Communes deux sujets ont occupé les débats du 23 janvier : la hausse de la part communautaire de la taxe d’habitation. Celle-ci apparaît en effet indispensable au regard des travaux de voirie qu’il va falloir réaliser en 2009. Le président a donc proposé à l’assemblée communautaire de se prononcer sur le principe de l’augmentation de façon à l’inclure dans le vote du budget qui aura lieu fin mars.

Outre l’intervention de Patrice Faget , plusieurs élus sont montés au créneau sur cette question. Le maire de Genillé feuille d’impôts en main prédit une hausse inévitable et surtout Jean Moreau le maire de Montrésor toujours très en verve qui  lui se prononçe clairement contre la hausse. « Comment peut on critiquer la hausse de la part régionale l’an dernier et celle de la part départementale cette année si nous aussi on fait la même chose ». Le débat fut très animé avec le président Frémont notamment qui justifiait cette volonté d’augmentation par le fait que « depuis la création de la CCM les impôts n’ont jamais augmenté ».

Certes une légère augmentation chaque année ou tous les deux ans aurait évité  aujourd’hui une hausse qui pourrait se situer entre 5 et 10%. Rappelons simplement que la plupart des intervenants,  qu’ils soient pour ou contre la hausse (Herbert, Moreau Frémont) étaient déjà dans le bureau de la CCM alors présidée par Jean Lévèque.

Autre sujet qui suscita quelques interrogations  de plusieurs élus communautaires, la part importante du budget réservé au tourisme ainsi que les diverses cotisations versées par la CCM à la maison de l’emploi (augmentation importante à prévoir), à  l’agence touristique (1,50) et au pays (3,30 e par habitant).

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La mairie achète les murs de la boucherie

“”Genillé A Venir” vient de se constituer en association et a décidé d'éditer une lettre d'information dont nous reproduisons ci dessous les principaux articles de son premier numéro.

Depuis sa distribution, le conseil municipal s'est réuni en séance extraordinaire le 31 octobre pour évoquer la fermeture de la boucherie. Les élus au nombre de dix (les cinq absents avaient donné leur pouvoir) ont suivi la proposition du maire d'acquérir les murs afin de pérenniser (en principe) un commerce de boucherie. Ceux-ci pourraient être ensuite revendus à la Communauté de communes qui seule possède la compétence d'aménagement de commerce.

Cela est plutôt encourageant pour le maintien de l'activité en centre bourg même si l'on peut regretter que ce projet arrive après le départ de Laurent Marchais, l'enfant du pays à qui il n'aurait semble t il pas déplu de continuer l'aventure dans son village natal.

Mais ce projet ne pourra voir le jour qu'à plusieurs conditions:

 Il faudra d'abord trouver l'artisan voulant s'installer à Genillé et convaincre les élus communautaire du bien fondé de l'opération. Cela n'est pas acquis car la collectivité a déjà beaucoup donné dans ce domaine et en particulier à Genillé avec les risques et l'investissement colossal (prêt à taux variable sur 25 ans) consenti pour les entrepôts de “la Vènerie”.

A suivre…

 

Un premier bilan bien triste

Huit mois se sont écoulés depuis les élections municipales. L’équipe de “Genillé A Venir” qui s’est présentée à vos suffrages en mars dernier s’est rencontrée à plusieurs reprises  pour analyser et
commenter le travail et les premières décisions de la municipalité et de la Communauté de communes.

Force est de constater que  le premier bilan de cette «nouvelle» gestion n’est pas des plus rassurant, même si, dans ses écrits,  la municipalité s’approprie plusieurs des propositions figurant dans notre programme électoral. C’est ainsi que nous apprenons dans la lettre d’informations municipales que les “nouveaux” élus veulent créer une maison intergénérationnelle, une crèche, une médiathèque, une ludothèque… Ils veulent aussi aménager les berges de l’Indrois,  réhabiliter la mairie, agrandir et moderniser l’école, etc. Nous ne pouvons que nous féliciter de ces projets et attendons avec impatience qu’ils voient le jour.

Dans le même temps, sans vouloir noircir exagérément le tableau, nous constatons de nombreux disfonctionnements dans la vie locale: interrogations sur l’avenir du centre bourg, fermeture de la boucherie, départ du festival cosmopolite et construction de la maison médicale compromise. Tout cela alimente les colonnes de la presse locale et provoque quelquefois des polémiques qui ne donnent pas de notre village la belle image que tous ceux à qui il tient tant à cœur voudraient sauvegarder.
Face à cela, la municipalité doit se ressaisir. Il y a urgence.

A l’aube d’un mandat qui débute plutôt mal, et après la dynamique  créée pendant la campagne électorale, nous ne pouvions nous contenter d’observer et de laisser à l’abandon les grands sujets qui figuraient dans notre programme.

Nous avons donc décidé de prolonger le débat dans le monde associatif et d’éditer ce bulletin d’information afin d’apporter aux Genilloises et Genillois un éclairage différent et plus réaliste sur la situation de notre village.

Nous le disions au lendemain du 9 mars, nous applaudirons et encouragerons les décisions municipales qui  iront dans le bon sens, à l’inverse nous condamnerons et combattrons tout autant celles qui seront prises à l’encontre des intérêts de la commune et de ses habitants. 

Mais surtout,  “Genillé A Venir” reste disponible, continue sa route et demeurera avant tout, pendant ces six années, une force de propositions.

Coup dur pour la culture: le festival cosmopolite quitte Genillé

La menace planait depuis quelque temps déjà. La quatorzième édition du festival cosmopolite ne se déroulera pas à Genillé.

Le maire, l’avait annoncé en août.
Pourtant, dans un communiqué de presse il énumère la subvention et les services que la municipalité rend aux organisateurs de l’association «Tenue de soirée à la campagne» présidée aujourd’hui par Vincent Raffault qui a succédé à Patrice Autourde et Henri Estève.
Alors évidemment, au niveau de la subvention municipale il n’est pas certain, que, soucieux des deniers publics et d’une répartition équitable des subventions aux associations, nous ayons pu faire beaucoup mieux.
Mais en écoutant les organisateurs, on s’aperçoit que ce n’est pas forcément de l’argent supplémentaire qui était réclamé à la mairie et qui motive maintenant le départ du “Cosmo” sous d’autres cieux.

Soutien moral
«On ne sentait pas aimé, pas désiré par une grande partie des élus et surtout par le maire» raconte un membre du conseil d’administration. «Nous nous heurtions souvent à des petits détails qui venaient  contrarier la bonne marche de la manifestation. On l’a vu cette année avec les difficultés pour obtenir le prêt du défibrillateur, sans parler des douches  du camping fermées aux festivaliers, le chanteur ARNO a du prendre sa douche chez un particulier, ou encore du refus de mise à disposition d’un car municipal pour aller chercher les artistes à la gare»

C’est certain, il n’y avait pas cette envie de festival de la part de certains élus.  Leur absence lors des trois dernières soirées en témoigne. Seuls deux d’entre eux ont été aperçus cette année, Christian Lévèque venu assister à la prestation d’Arno et Patrice Faget qui, il est vrai, s’était investi personnellement dans le festival bien avant d’être élu.
En fait, c’est plus de besoin moral et d’adhésion dont l’équipe des organisateurs avait besoin à Genillé.

En sursis depuis trois ans
Pour être complet sur cette question, un petit retour en arrière s’impose. Déjà, après l‘édition 2004, le maire annonçait à la une de la “Nouvelle République” qu’il “ne voulait plus du festival cosmopolite à Genillé” mais devant la résistance des organisateurs, de certains élus locaux du secteur (Jean-Pierre Faës  et Maurice Cordéra), et de nombreux de nos concitoyens,. la manifestation a perduré..
Dès lors le “cosmo” était en sursis.

Mais à quel prix !
Il a fallu changer de site. La municipalité ne souhaitant plus prêter le stade municipal.
Grâce à la générosité d’un propriétaire privé, le site de “la grand prée” a pu être utilisé. Le cadre est de qualité mais compte tenu de sa situation géographique, les frais de fonctionnement à la charge de l’association se sont avérés bien plus lourds qu’auparavant. (frais EDF, barrières etc…)
De plus pour les manifestations futures, l’administration avait d’ores et déjà annoncé que le site des Blavetières, utilisé comme camping par les festivaliers serait interdit.

L’économie locale s’en ressentira
Le déménagement forcé a donc un peu plus contribué à creuser le déficit de l’association qui a constaté en même temps une baisse de fréquentation du festival depuis ces quatre dernières années. Il faut dire que le déploiement  souvent démesuré des forces de gendarmerie y est sans doute pour quelque chose
Ce départ est une très mauvaise nouvelle pour la culture en général,  déjà bien mal en point sur notre canton, mais aussi sur le plan économique.
Il n’y a qu’à interroger les commerçants pour comprendre..




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